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Michel
Thierry ETHEVE
est né à Saint-Pierre (Île de la Réunion, France) en 1969.
Amoureux des voyages et passionné d'astronomie, curieux de sciences, son
regard se porte d'abord sur le monde avant de se porter vers les étoiles :
"Chacun d'entre nous est un univers à lui seul". Fasciné par "le mouvement
universel qui anime la matière et le vivant", il se cherche d'abord lui-même
au travers de dessins surréalistes qui deviendront au fil du temps de plus
en plus abstraits, empreints de liberté, mais surtout d'une quête
perpétuelle de
l'explication de l'existence.
Après des études universitaires en sciences économiques Thierry devient
enseignant dès 1990 et poursuit parallèlement par passion son expérience
picturale. Artiste autodidacte, à travers livres et musées les formes pures
de Brancusi le séduisent, de même que les œuvres de Dali ou encore l’
« action painting » de Hans Hartung. Mais Pierre Soulages pour
l'élémentarité de ses peintures ou Jackson Pollock pour la place qu'il
accorde au hasard influencent davantage son approche. Tantôt rigides et
géométriquement organisées, tantôt suaves et débordantes de sensualité, ses
peintures cherchent à capter l’essence de la vie où les mouvements - de
l’infiniment petit à l’infiniment grand, de la matière à l’esprit - sont
quasiment identiques, "nous faisant relever à côté des particules, briques
dont est constitué le cosmos, une sorte de volonté semblant guider leurs
trajets et leurs assemblages". Il s’oriente donc davantage vers
l’abstraction avec un large intérêt pour des questions d’ordre métaphysique.
Ses œuvres, figurant sa perception de la construction dynamique et
impalpable du cosmos, sont issues de ses propres interrogations sur l’être :
l’existence, la conscience, la frontière entre l’inerte et le vivant, le
passage de la matière à la vie, la notion d'éternité, la connaissance ;
interrogations auxquelles ni la science, ni la métaphysique ne pourront
totalement donner les réponses.
Crayons, pastel, et gouache ont été ses premières techniques. Dès 1985 il
utilise de plus en plus l’encre de chine qui donne lieu à une série sur
papier, dans un premier temps tout en rondeurs et en fluidité, diffuse et
douce, puis à une autre série, essentiellement géométrique, où carrés blancs
se détachent sur fonds noirs entremêlés de lignes et de cercles qu’il
n’abandonne pas.
En 1993, Thierry, avec la peinture à
l’huile, fait un retour dans une souplesse des lignes et dans une palette de
couleurs chaudes. Perfectionniste, peu enclin à exposer malgré l'insistance
de son entourage, en 1998 il finit par accepter de participer à un
regroupement d'artistes plasticiens avec l’association Source Vive à la
Plaine des Cafres (Réunion). Dès 2001 naissent quelques fusains qu’il
affectionne pour la douceur et la lumière du clair-obscur. Intégrant
les collages et les empâtements, de plus en plus d'oeuvres font appel à des
techniques mixtes alliant une base à l'acrylique souvent terminée à l'huile.
Depuis 2003 un site Internet présente quelques unes de ses œuvres :
www.thierryetheve.com
. Se situant davantage dans l'abstraction, l'ensemble de ses peintures,
figurant une pensée tournée vers la conceptualisation de la conscience, et
en général vers la philosophie, est toutefois difficilement classable.
Sa première exposition
personnelle, qu'il dédia à son père, s'est déroulée à la nouvelle
Médiathèque du Tampon en 2009 et a regroupé 40 tableaux. "Métaphysique
phase I" aura ainsi été présentée, complètement ou partiellement, dans
divers lieux publics et lieux artistiques de La Réunion jusqu'à mars
2010. La phase II de "MétaPhysique" complète la phase I par de nouveaux
tableaux et sera en partie dévoilée au public à l'Aéroport Roland Garros en
juin 2010.
Les futures expositions de Thierry Ethève feront une place à la sculpture, à
l'art vidéo et à la photographie ; elles devraient aussi
s'internationaliser, l'artiste ayant par ailleurs été invité par une grande
galerie de Chelsea (New York).
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Exposition
"Métaphysique"
de Thierry Ethève
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